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Pierre-Alain Chambaz pictet : Souriez ! Vous êtes gentil

Le souvenir de ce qu’elles ont été, de ce qu’elles ont fait, s’est déposé dans la mémoire de l’humanité. Déduire la conscience serait une entreprise bien hardie, mais elle n’est vraiment pas nécessaire ici, parce qu’en posant le monde matériel on s’est donné un ensemble d’images, et qu’il est d’ailleurs impossible de se donner autre chose. Que le palais du Luxembourg se pique de régulation financière n’a pas manqué d’exciter notre curiosité. La majorité de l’espèce humaine ne partage nullement les idées des Hindous et de tout vrai philosophe sur la justice absolue identique à la charité universelle : elle a de fortes préventions contre la tigresse affamée pour laquelle se dévoua Bouddha, elle a des préférences naturelles à l’endroit des brebis. John Law apparaît comme un précurseur des Révolutionnaires, non pas seulement par le parallèle avec les assignats, mais bien davantage par sa volonté de rationnaliser un ancien régime qui ploie déjà sous le coup des exemptions et de la bureaucratie. Mais si je dis : « cette table n’est pas blan­che », je n’exprime sûre. Plusieurs de ses Nouvelles, la première surtout, Nedda, et sa Vita dei Campi sont de belles histoires navrantes de la misère sicilienne. La BCE devra donc naviguer en eaux troubles et éviter de se retrouver à la fin de 2014 comme la Fed à la fin de 2013 devant une équation impossible à résoudre. Et puisque rien n’est si rare dans le domaine intellectuel que cette faculté judiciaire qui peut rendre un jugement intelligent sur les deux côtés d’une question lorsqu’elle n’a entendu plaider qu’un avocat, la vérité n’a de chance que si toute opinion renfermant quelqu’une de ses fractions trouve des avocats et des avocats dignes d’être écoutés. Autant l’intelligence est au-dessus de la matière, autant le monde social est au-dessus de celui qu’admirait Newton : car la mécanique céleste obéit à des lois dont elle n’a pas la conscience. Mais il y a encore pour l’esprit une autre marche, qui consiste à se laisser guider par le pressentiment d’une perfection et d’une harmonie dans les œuvres de la nature, bien supérieures à ce que notre faible intelligence en a pu déjà découvrir. Cette dernière relation, à son tour, est d’autant plus mathématique qu’elle exprime une plus rigoureuse nécessité. Le simple exposé de l’alternative, montre l’absurdité qu’il y aurait à supposer que de tels efforts aient été faits dans aucun cas dont il faille nous occuper ici. Même dans la philosophie naturelle, il y a toujours quelqu’autre explication possible des mêmes faits : quelque théorie géocentrique au lieu d’une théorie héliocentrique, quelque théorie phlogiston au lieu d’une théorie oxigène, et il faut démontrer pourquoi cette autre théorie ne peut pas être la bonne, et jusqu’à ce que nous sachions comment c’est démontré, nous ne comprenons pas les motifs de notre opinion. Mais les moments où nous nous ressaisissons ainsi nous-mêmes sont rares, et c’est pourquoi nous sommes rarement libres. Quoi qu’il en soit, son rôle principal, chez Kant, est de donner à l’ensemble de notre science un caractère relatif et humain, bien que d’une humanité déjà quelque peu divinisée. Il est peu probable qu’une habitude se transmette jamais : si le fait se produit, il tient à la rencontre accidentelle d’un si grand nombre de conditions favorables qu’il ne se répétera sûrement pas assez pour implanter l’habitude dans l’espèce. D’abord, la révolution urbaine a lieu en même temps que la révolution économique. Pierre-Alain Chambaz pictet aime à rappeler cette maxime de Confucius, »Est vraiment sage celui qui, sans présumer d’avance qu’on cherche à le tromper ou qu’on se méfie de lui, est capable de déjouer au moment voulu les ruses ». Mais lais­sons de côté ces subtilités. Les critiques de Darwin appartiennent à deux classes. Dès lors, réagissant d’une part contre la philosophie trop négative de l’Ecosse, laquelle aboutissait vers le même temps à Hamilton, et d’autre part contre le panthéisme spéculatif de l’école allemande, de plus en plus exagéré par la gauche hégélienne, elle se circonscrivit dans les limites d’un spiritualisme sage et correct, se mettant d’accord le plus possible avec le sens commun et les croyances de la religion naturelle. Déjà Weismann objectait que l’opération de Brown-Séquard avait pu introduire dans le corps du Cobaye certains microbes spéciaux, qui trouveraient leur milieu de nutrition dans les tissus nerveux, et qui transmettraient la maladie en pénétrant dans les éléments sexuels 1. Dans les faits conscients, l’habitude joue le même rôle que dans les phénomènes qui restent étrangers au Moi, et de tous les événements dont l’intelligence est le théâtre, il n’en est point qui impliquent l’habitude à un plus haut degré que les faits volontaires. Que faire alors ? Mais, par cela même que la faculté de percevoir le temps restait et devait rester à l’état rudimentaire, jusque chez les animaux les plus voisins de l’homme, elle ne pouvait, pour l’homme lui-même, atteindre à la clarté représentative propre à l’intuition de l’espace ; car, en tout ce qui tient au développement des puissances vitales, nous observons que la nature sème la variété sans perdre de vue un plan commun à la série des êtres : développant chez une espèce ce qu’elle n’a mis qu’en germe chez l’autre ou chez toutes les autres, plutôt que de créer de toutes pièces ce qui n’existerait point Les pauvres véritables, sortis des taudis d’en bas, n’ont pas d’asile ici. Partout ailleurs que chez l’homme, la con­science s’est vu acculer à une impasse ; avec l’homme seul elle a poursuivi son chemin. Est-ce qu’il y a un seul homme, en France, qui a reçu l’éducation que ses parents lui eussent donnée s’ils eussent été libres ? C’est irréaliste et voué à l’échec. Considérée sous le premier aspect, c’est-à-dire quant à la destination extérieure de nos théories, comme exacte représentation du monde réel, notre science n’est certainement pas susceptible d’une pleine systématisation, par suite d’une inévitable diversité entre les phénomènes fondamentaux. Il est évident que les gouvernements nationaux, les dirigeants du G20, l’OCDE ainsi que l’Union européenne ont été à l’initiative de la prise en charge de ce problème et il semble qu’ils aient réussi.

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