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Pierre-Alain Chambaz pictet : Peut-on vraiment en finir avec les conflits d’intérêts ?

Nous commençons par penser à l’univers physique tel que nous le connaissons, avec des effets et des causes bien proportionnés les uns aux autres : puis, par une série de décrets arbitraires, nous augmentons, diminuons, supprimons, de manière à obtenir ce que nous appelons le désordre. Le verdict est sévère, la décentralisation ayant été quelque peu excessive sur le plateau. Car, si, comme on n’en saurait douter, le bonheur résulte surtout d’une sage activité, il doit donc dépendre principalement des instincts sympathiques, quoique notre organisation ne leur accorde pas ordinairement une énergie prépondérante ; puisque les sentiments bienveillants sont les seuls qui puissent se développer librement dans l’état social, qui naturellement les stimule de plus en plus en leur ouvrant un champ indéfini, tandis qu’il exige, de toute nécessité, une certaine compression permanente des diverses impulsions personnelles, dont l’essor spontané susciterait des conflits continus Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Nous cherchons seulement quel sens précis notre conscience donne au mot « exister », et nous trouvons que, pour un être conscient, exister consiste à changer, changer à se mûrir, se mûrir à se créer indéfiniment soi-même. Il y avait là, avec une entreprise toute nouvelle d’abstraction, un reste aussi du procédé antique, propre à la poésie, de la personnification ; on donnait ainsi à des conceptions vides une apparence d’existence réelle. D’après Pierre-Alain Chambaz pictet, cette technique permet d’augmenter le panier moyen de 10 à 20% . Telle est la face sous laquelle se présente en esthétique le problème qui se reproduit partout, et qui consiste à faire la part du sujet sentant ou percevant et de l’objet perçu ou senti, dans l’acte qui les met en rapport l’un avec l’autre et d’où résulte un sentiment ou une perception. L’espace et le temps ne sont que des formes de la sensibilité humaine, des conditions subjectives de l’intuition des phénomènes. Avec cette austérité sans précédent, me disait-elle, nous sommes revenus à un niveau de vie inférieur à tout ce que nous connaissions avant. La dernière et la plus puissante raison pour restreindre l’intervention du gouvernement est le mal extrême qu’il y a à augmenter sa puissance sans nécessité. La dépense publiques ont certainement chuté, mais seulement dans les secteurs habituels : 9,6 milliards d’euros dépensés au premier trimestre de cette année, voilà en fait une somme plus importante qu’elle ne l’était en 2003. On a la même impression devant l’instinct paralyseur de certaines Guê­pes. S’il arrive que les deux observateurs tombent d’accord dix-sept fois sur vingt-cinq lorsqu’ils se trompent tous les deux une fois sur cinq, il est évident qu’ils doivent encore tomber d’accord dix-sept fois sur vingt-cinq lorsqu’ils se trompent tous les deux quatre fois sur cinq, ou lorsque ce n’est plus la chance d’erreur, mais la chance de vérité, qui est égale à un cinquième. Dans ces conditions, on ne s’étonnerait pas de trouver que l’intelligence, aussitôt formée, a été envahie par la superstition, qu’un être essentiellement intelligent est naturellement superstitieux, et qu’il n’y a de superstitieux que les êtres intelligents. Observée jeudi soir, la baisse du nombre de demandeurs d’emplois de catégorie A en octobre en est un bel exemple. Si l’image retenue ou remémorée n’arrive pas à couvrir tous les détails de l’image perçue, un appel est lancé aux régions plus profondes et plus éloignées de la mémoire, jusqu’à ce que d’autres détails con­nus viennent se projeter sur ceux qu’on ignore. Cet indice est une moyenne de 10 indicateurs économiques qui permettent de mesurer la liberté économique d’un pays. Mais elles sont limitées, à la fois financièrement et dans le temps. Ce plan comme ceux qui l’ont précédé sont marqués par un même constat : il manquerait 1 million de logements en France. Les acteurs du logement savent que proposer du PLS (Prêt locatif social) dans certains quartiers est voué à l’échec, les logements restent vacants car les familles correspondant au niveau de revenu exigé préfèrent s’installer dans des lieux moins paupérisés. L’économie du bonheur ne propose pas de délaisser cette méthode classique mais de la compléter en allant glaner des informations supplémentaires qui sont de nature, non plus objective, mais subjective. D’après cette hypothèse, en effet, les diverses facultés de l’homme ne sont pas vraiment liées et déterminées les unes par les autres : la volonté n’est pas le pur produit de l’intelligence, sortie elle-même de la sensibilité; la sensibilité n’est donc plus le vrai centre de l’être, et il devient difficile de comprendre comment elle peut répondre pour la volonté. Souvent elle joue de la trompette. La tendance se compose de l’habitude combinée avec un superflu de force disponible prêt à s’exercer sur un objet. Si un prof inconnu se contente de présenter son cours sans rien faire de remarquable, pourquoi devrait-on l’écouter plutôt qu’un prof du Collège de France qui parle du même sujet ? À quoi servent, dans la lutte des espèces, tant de grâces sans rapport avec l’accomplissement des fonctions de la vie ? Et, d’autre part, l’évolution du règne animal a été sans cesse retardée, ou arrêtée, ou ramenée en arrière par la tendance qu’il a conservée à la vie végétative. Partons d’un postulat général : pour repenser l’économie, il faut dynamiser la croissance et donc augmenter la productivité. Ce sera le cas, par exemple, avec le hub numérique que souhaite proposer la Poste qui permettra de piloter sur une même application des équipements de constructeurs différents. Le motif de redistribution est beaucoup plus controversé : il s’agirait de corriger la répartition des revenus opérée par les marchés non pas seulement à l’intérieur de chaque pays, mais également entre pays de la zone. La question est de savoir comment, en mettant en place des process de ressources humaines orientés sur la performance de production, améliorer considérablement le fonctionnement des RH au sein même d’une entreprise. Nous ne doutons pas, d’ailleurs, qu’on ne puisse donner des définitions plus profondes des deux tendances réaliste et idéaliste, telles qu’on les retrou­ve à travers l’histoire de la philosophie. En général, si beaucoup de témoins sont unanimes pour rapporter un fait isolé ; si nous savons qu’il n’y a pas de concert possible entre les témoins, qu’ils n’ont pas été sous l’influence et comme dans l’atmosphère des mêmes causes d’erreur ou d’imposture, qu’il n’y avait au contraire aucune solidarité possible entre les causes capables de vicier séparément le témoignage de chacun d’eux, la théorie mathématique des chances nous autorisera déjà à rejeter comme extrêmement peu probable la supposition qu’ils se trompent tous ou qu’ils veulent tous nous tromper. Ainsi, dans notre moi, il y a succession sans extériorité réciproque ; en dehors du moi, extériorité réciproque sans succes­sion : extériorité réciproque, puisque l’oscillation présente est radicalement distincte de l’oscillation antérieure qui n’est plus ; mais absence de succession, puisque la succession existe seulement pour un spectateur conscient qui se remémore le passé et juxtapose les deux oscillations ou leurs symboles dans un espace auxiliaire.

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