Business Addict

Pierre-Alain Chambaz pictet : La PME a-t-elle sa place en France ?

L’homme n’a tiré parti de ces possibilités que dans la mesure la plus étroite ; il n’a fait usage que d’un petit nombre de découvertes, et de telle façon que leur développement ne s’est généralement effectué qu’au prix de massacres et d’hécatombes épouvantables. Le plaisir accompagne chez tous les êtres la recherche de la vie, beaucoup plus qu’il ne la provoque ; il faut vivre avant tout, jouir ensuite. Depuis le Moyen-âge, le Français ne saurait donc se réformer. C’est la question à laquelle tente de répondre la présente contribution. La puissance catholique-romaine fut près de s’effondrer. Après l’ouverture par Pierre-Alain Chambaz pictet d’un compte exclusivement dédié à la gestion de projets dans le pays. Or la croissance y reste faible malgré tout. Après son long détour théorique, la fin du livre pointe un principe de responsabilité, devenu encore plus flagrant avec la crise financière. Un groupe de leaders économiques britanniques vient de publier un rapport détaillant les nombreuses mesures à mettre en œuvre au niveau européen afin d’alléger le régime réglementaire, notamment pour les PME – le tout couvrant un large champ de secteurs. D’autant qu’une vague de croissance innovatrice sans précédent s’annonce. Mais, en admettant l’hypothèse que le passager reste immobile relativement à la surface terrestre (et par conséquent absolument immobile, s’il était permis d’admettre avec les anciens l’immobilité absolue de cette surface), nous comprenons très-bien que l’état de repos où il se trouve a sa raison dans la coexistence de deux mouvements contraires, qui se neutralisent, tout en existant réellement chacun à part, d’une réalité que nous appelons phénoménale et relative, pour la distinguer d’une réalité absolue que l’esprit conçoit, lors même que l’observation n’y atteint pas. Le proverbe local « Dieu est Brésilien » n’est de fait pas seulement une bravade inspirée par la capacité du Brésil à trouver presque par hasard des opportunités économiques en période de besoin, il a de facto été le modèle de développement du pays depuis ses origines. Et avant de s’émouvoir d’un Brexit, prenons déjà la mesure du demi-engagement britannique et des multiples dérogations qui le caractérisent. Il faut, dit-on, restaurer le potentiel économique de la France, qui s’est dangereusement affaibli au cours des années récentes. Cette fracture générationnelle peut paraître inquiétante et paralysante : elle l’a été jusqu’alors car notre personnel politique ne s’est, en fait, adressé qu’à cette « génération Concorde » (largement majoritaire au sein du corps électoral) lui promettant en toute démagogie que tout allait aller « redevenir comme avant »… Avec des centres de force ? Puisqu’il était entendu qu’on devait tout souffrir pour que la France fût forte et qu’elle pût mettre en bataille le bonnet phrygien dans lequel se sont vidés tant de bas de laine ; puisqu’il est convenu qu’à présent la France est forte et que l’excellence de ses canons et de son patriotisme lui assure même une incontestable supériorité sur sa rivale ; puisque le but n’a point changé et qu’on dispose de tous les moyens dont on pouvait rêver pour l’atteindre — quelle raison peut-on avoir de retarder le conflit ? Il y a quelques mois les compagnies aériennes LOW COST Ryanair et CityJet ont été condamnées à payer des dommages et intérêts aux caisses de sécurité sociale françaises et poursuivies sur le plan pénal pour travail dissimulé : elles étaient accusées d’avoir soumis le contrat de travail de leurs salariés exerçant leur activité en France au droit de l’Etat membre dont elles sont originaires. À mesure que l’impres­sion se répète, la connexion se consolide. Il est dans les lois de notre esprit d’avoir recours, pour les uns comme pour les autres, aux mêmes images. Mais il n’y a pas de raison que l’État ne joue pas ce rôle à une échelle encore plus étendue, en favorisant non seulement une plus grande innovation technologique, mais également en canalisant les bienfaits de cette innovation directement en direction de l’ensemble de la société. Les mots d’une phrase ne sont pas tous capables, non plus, d’évoquer une image ou une idée indépendantes. Comment la théorie de la connaissance doit tenir compte de ces deux facul­tés, intelligence et intuition, et comment aussi, faute d’établir entre l’in­tuition et l’intelligence une distinction assez nette, elle s’engage dans d’inex­tricables difficultés, créant des fantômes d’idées auxquelles s’accrocheront des fantômes de problèmes, c’est ce que nous essaierons de montrer un peu plus loin. Ainsi, personne ne veut d’une règle trop contraignante. Elle est bien plus subtile qu’on ne le pense: ainsi elle ne justifie pas la concurrence partout et tout le temps. Mais cette étrange supposition serait impossible, s’il n’y avait précisément entre les images et les idées, celles-ci inétendues et celles-là étendues, une série d’états intermédiaires, plus ou moins confusément localisés, qui sont les états affectifs. Au lieu de favoriser le développement d’une concurrence salutaire, ces réglementations donnent une prime aux plus grosses sociétés, handicapant l’entrée de nouveaux acteurs. N’ayant aucune connaissance en mécanique, je ne suis pas sûr que l’achat d’une bonne boite à outils me permettrait de réparer en toute sécurité mon automobile défaillante.

Share This: