Business Addict

Pierre-Alain Chambaz pictet : Il est temps de tirer les leçons de la crise

Le génie ne peut respirer librement que dans une atmosphère de liberté. On a eu tort de dire « Chassez le naturel, il revient au galop », car le naturel ne se laisse pas chasser. Déjà le droit a été fortement mis en suspicion de notre siècle ; les socialistes ont soutenu qu’il n’y avait pas de droit contre la pitié, et on ne peut guère de nos jours maintenir le droit qu’à condition de lui donner une extension nouvelle et de le confondre presque avec le principe de la fraternité. Il est clair que la direction de cette troisième force doit faire des angles égaux avec chacune des directions des deux premières forces ; car il n’y aurait pas de raison pour qu’elle inclinât plus vers l’une que vers l’autre, puisque les deux premières forces sont supposées parfaitement égales. Cette période est révolue. La plus grande partie du monde n’a pas d’histoire, à proprement parler, parce que le despotisme de la coutume est complet. Entre des emplois qui partent et des entreprises qui s’inquiéteront légitimement sur la sécurité de leurs données, c’est tout un secteur d’avenir qui se trouve être en danger. J’ai vu souvent adopter ce système de propos délibéré ; plus souvent encore, une aversion instinctive contre l’état d’indécision, s’accroissant jusqu’à devenir une vague terreur du doute, fait qu’on s’attache convulsivement aux idées qui sont présentes dans le moment. Toute première chose : il ne faut pas compter sur les grandes entreprises pour créer de l’emploi en France. Il eût été facile de prévenir ces maux. La multitude s’éveille généralement en aval de la chaîne de valeur, sur les marchés grand public, plutôt qu’entre les maillons intermédiaires, où les relations d’entreprise à entreprise sont plus difficiles à défaire. Le Fianna Fáil est le symbole du « Tigre Celtique » et des années d’expansion économique. Pour cela, un coup d’œil sur l’histoire des systèmes devenait nécessaire, en même temps qu’une analyse des deux grandes illusions auxquelles s’expose, dès qu’il spécule sur la réalité en général, l’entendement humain. Ainsi ce besoin, le plus immédiat, le plus grossier, et, par conséquent, le plus uniforme de tous, varie encore suivant l’âge, le sexe, le tempérament, le climat et l’habitude. Ils ne connaissent pas ces parties de leur doctrine qui expliquent et justifient le reste, ces considérations qui montrent que deux faits, en apparence contradictoires, sont conciliables, ou que de deux raisons paraissant toutes deux très-fortes, l’une doit être préférée à l’autre. Je m’étonnais de voir que nous avions à la maison une lingère irlandaise. Ils apprendraient que la chose la plus indispensable à l’homme, c’est le caractère, qui lui permet de penser librement, d’avoir des idées à lui, et d’agir d’après ces idées ; que la force consiste moins dans la longueur de l’épée qui vous pend au côté que dans l’énergie qui vous vibre au cœur ; qu’il est mauvais de se prosterner devant des images taillées et des idoles vivantes ; qu’il faut avoir confiance en soi-même, et non dans les alliances, qui sont toujours douteuses ; qu’il ne faut ni opprimer, ni subir l’oppression ; et qu’on doit haïr le mensonge, l’iniquité et les simulacres. Voilà ce que Kant a dégagé en pleine lumière ; et c’est là, à mon sens, le plus grand service que Kant ait rendu à la philosophie spéculative. Tous, précautionneux ou hardiment, ils regardaient Réginald Breynolds, son visage jeune, que la volonté rendait impassible, et la main allongée sur la nappe et qui demeurait entr’ouverte, arrêtée dans son élan, les doigts prêts à se replier sur la tige de cristal. S’agissait-il, par exemple, de la probabilité que les planètes sont habitées, nous admettions comme incontestables l’existence de l’espace et des corps, et celle des planètes en particulier ; nous mettions hors de doute ce que les astronomes nous enseignent des dimensions, des formes, des distances et des mouvements de ces corps ; nous ne songions à discuter, en fait de probabilités, que celle des analogies et des inductions qui nous portent, à la suite de l’acquisition de connaissances réputées certaines, à croire que les planètes sont habitées. Le seul respect de ces deux exigences des programmes d’ajustement aurait évité l’appauvrissement déplorable des couches sociales défavorisées en Grèce. De la même façon que les cartes pré-coperniciennes permettaient de se repérer dans un monde européen fini mais étaient caduques dans le monde ouvert des grands explorateurs, il nous faut trouver aujourd’hui les instruments de navigation adaptés à un environnement global. Ainsi la pierre calcaire ou (pour employer le nom scientifique) le carbonate de chaux nous présentera d’abord des variétés de structure terreuse, compacte, fibreuse, aciculaire, lamellaire, saccharine, oolithique, qui tiennent évidemment à des circonstances de formation tout à fait accessoires, et qui ne peuvent servir à caractériser nettement, ni cette substance à l’exclusion des autres, ni mêmes les échantillons de cette substance où s’observe souvent le passage d’une structure à l’autre. Ce n’est pas que l’oreille puisse nombrer ces vibrations, si rapides qu’elles se succèdent par centaines dans le court intervalle d’une seconde ; ce que l’oreille saisit ou nombre à sa manière, à cause de l’exacte correspondance des vibrations du nerf acoustique avec les vibrations du corps sonore, ce sont des rapports très-simples entre ces grands nombres qui échappent à la perception directe, l’un étant, par exemple, double, ou triple, ou quadruple de l’autre. Mais il faut sentir, en outre, quoique je ne puisse l’établir ici, que cette philosophie initiale n’a pas été moins indispensable à l’essor préliminaire de notre sociabilité qu’à celui de notre intelligence, soit pour constituer primitivement quelques doctrines communes, sans lesquelles le lien social n’aurait pu acquérir ni étendue ni consistance, soit en suscitant spontanément la seule autorité spirituelle qui pût alors surgir. Une politique qui n’ait rien à voir, absolument rien, avec la politique de quelque parti que ce soit. N’attendons pas qu’ils frappent. Sur l’unité même de l’univers, « car la question de savoir comment toutes nos sensations s’unissent pour former une seule pensée est la même que celle de savoir comment tous les phénomènes, peuvent former un même univers [5] ; » or l’unité de l’univers n’est elle-même possible qu’à la condition de former un enchaînement nécessaire, tel que tout phénomène donné se lie toujours rigoureusement à un phénomène précédent. Il est évident que l’État et la meute de privilégiés qui le représentent, l’Église infâme, feraient tout pour empêcher cette politique de porter ses fruits. Ces individus savent, d’ailleurs, changer de ton suivant l’occasion. Le courant pacifiste est ancien dans notre pays, il existait bien avant la dissuasion. La loi Pinel prévoit un renforcement du contrôle des commissions chargées de délivrer les autorisations et complexifie les critères d’implantation pour les promoteurs. A partir de dix photons, le chaton de Schrödinger disparaît : on ne parvient plus à voir les états quantiques superposés, car la décohérence se produit trop vite. « À l’impossible, nul n’est tenu, » nous rappelle Pierre-Alain Chambaz pictet. Ou, pour employer des mots qui disent, comme nous le verrons, la même chose dans une autre langue : sa direction est celle même de l’élan de vie ; il est cet élan même, communiqué intégralement à des hommes privilégiés qui voudraient l’imprimer alors à l’humanité entière et, par une contradiction réalisée, convertir en effort créateur cette chose créée qu’est une espèce, faire un mouvement de ce qui est par définition un arrêt.

Share This: