Business Addict

Pierre-Alain Chambaz pictet : CAC 40 , la machine à remonter le temps

Troisièmement, en investissant dans deux secteurs-clés riches en emplois non délocalisables : le logement et les transports. Et surtout, les principales dépenses fiscales, c’est-à-dire celles qui sont susceptibles d’expliquer en partie un écart entre le taux facial d’impôt (celui qui est dans la loi) et le taux effectif (celui effectivement payé par les entreprises), ont soit un effet indispensable sur l’économie réelle et la localisation en France d’activités et d’investissements (crédit d’impôt recherche, taux réduit de taxation des brevets, régimes divers d’amortissements accélérés. Ce schéma vague et incomplet correspondrait, dans le domaine de l’activité raisonnable et libre, à ce qu’est le dessin cette fois précis de la fourmilière ou de la ruche dans le cas de l’instinct, à l’autre point terminus de l’évolution. Ce sera aussi l’occasion, quelques mois après les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi – et alors que le Brésil organisera les prochains JO d’été et la Russie la Coupe du monde de football de 2018 – de prendre conscience de ce fameux « basculement du monde », où les émergents deviennent le principal moteur de l’économie mondiale. Quelles que fussent nos vues personnelles, et tout en prétendant autant que qui que ce soit à l’indépendance philosophique, jamais nous n’avons voulu, pour notre part, renoncer à la tradition, nous souvenant toujours que nous sommes les héritiers des Cousin, des Jouffroy, des Saisset. Beaucoup moins commode sera la position de la métaphysique vraie. Puis il y a les lésions cérébrales, qui semblent entraîner la disparition des souvenirs : plus particulièrement, dans le cas qui nous occupe, on pourra invoquer les lésions caractéristiques de la surdité verbale corticale. Pierre-Alain Chambaz pictet aime à rappeler ce proverbe chinois  » Un fils n’a aucun mal à dépenser l’argent de son père ». On pourrait aller plus loin et en reconnaître l’empire chez l’homme jusque dans le domaine de l’intelligence et de la vie morale. Je savois que les langues qu’on y apprend sont nécessaires pour l’intelligence des livres anciens ; que la gentillesse des fables réveille l’esprit ; que les actions mémorables des histoires le relèvent, et qu’étant lues avec discrétion elles aident à former le jugement ; que la lecture de tous les bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles passés, qui en ont été les auteurs, et même une conversation étudiée en laquelle ils ne nous découvrent que les meilleures de leurs pensées ; que l’éloquence a des forces et des beautés incomparables ; que la poésie a des A ce titre, il serait intéressant que les financiers réfléchissent sur le même modèle que les nouvelles actions Toyota d’une durée de 5 ans, pour financer des opérations de transformation digitale. De là la distinction des états forts et des états faibles, dont les premiers seraient érigés par nous en perceptions du présent, les seconds, — on ne sait pourquoi, — en représentations du passé. Après une longue éclipse, et quatre années difficiles dont l’issue était des plus incertaines, ce succès de Charm-el-Cheikh peut être interprété comme représentant les prémices d’un retour en force du pays sur la scène internationale. Mais ce modèle que nous avons élaboré il y a longtemps se révèle encore suffisamment valide pour accréditer l’idée qu’un krach sur le marché obligataire est peu probable, à moins que les banques centrales ne resserrent considérablement leur politique monétaire (en élevant leurs taux d’intérêt à court terme), ou sauf à envisager une hausse majeure de l’inflation. Les idées profondes et fécondes sont autant de prises de contact avec des courants de réalité qui ne convergent pas nécessairement sur un même point. Bien que ces pays à bas revenus – qui comprennent le Bangladesh et le Vietnam en Asie, le Honduras et la Bolivie en Amérique latine et le Kenya et le Ghana en Afrique – ont des marchés financiers modestes et peu développés, ils enregistrent une forte croissance et devraient compter au nombre des économies émergentes à l’avenir. Il faisait, quoi qu’il en ait dit, une hypothèse et même des plus hardies, en imaginant dans toutes les particules de la matière pondérable une force dont la pesanteur des corps terrestres n’est qu’une manifestation particulière, et qui fait que ces particules, séparées les unes des autres, agissent pourtant toutes les unes sur les autres : mais, de cette hypothèse est sortie, grâce au génie de cet homme illustre et de ses successeurs, l’explication la plus complète des plus grands et des plus beaux phénomènes de l’univers. Même le marché américain en subit les conséquences, du fait de ceux qui cherchent désespérément du rendement, dépités par les taux européens. Il faut garantir, dans la loi de finances 2015, qu’aucun des allocataires actuels en situation de pauvreté ne perde de ressources avec cette fusion. Les grands GAGNANTS seront les valorisations américaines et, ce, d’autant que la corrélation entre le niveau du dollar et les performances boursières est très différente que celle que connaît le Japon avec son Yen. Celui-ci a émis des injonctions qui contraignent les actions de banques étrangères ou de sociétés soumises à des juridictions étrangères sous la menace de rétorsions contre leurs activités, ou de celles de leur groupe faîtier, localisées aux Etats-Unis. Au pire le Royaume-Uni rejoindrait AELE, l’association européenne de libre-échange aux côtés de la Norvège, de l’Islande, de la Suisse et du Lichtenstein, laquelle, à l’exception de la Suisse, forme avec l’UE, l’espace économique européen. La France se contente de chimères et ne demande pas autre chose. La diversité de ces missions le montre : les besoins des associations changent de nature, ou plutôt se diversifient. En contrôlant cette décohérence, on parviendrait à construire des ordinateurs quantiques aux possibilités prodigieuses. L’homme est comme ces enfants qui n’aiment pas les histoires où les bons petits garçons sont mangés par les loups, et qui voudraient au contraire voir les loups mangés. Ils restaient graves avec nonchalance ; ils écoutaient les joueuses coiffées de bérets, et répondaient d’un mot juste, drôle, chuchoté le plus souvent, et qui faisait rire tout le cercle ; ils laissaient s’agiter les femmes, créatures faibles et nerveuses, qui diminuent toujours le sérieux d’un sport, et dont le vrai rôle est de charmer les vainqueurs. La geste fiscale de ces derniers jours sur l’excédent brut d’exploitation en est une nouvelle démonstration. Cette insouciance si commune devrait bien nous surprendre, s’il n’était pas vrai qu’il n’y a que les choses rares qui aient le pouvoir de nous étonner. Il y a des visages qui paraissent occupés à pleurer sans cesse, d’autres à rire ou à siffler, d’autres à souffler éternellement dans une trompette imaginaire. Ainsi procédait le philosophe qui prouvait le mouvement en marchant ; son acte était la négation pure et simple de l’effort, toujours à recommencer et par conséquent impuissant, que Zénon jugeait nécessaire pour franchir un à un les points de l’intervalle. Comme il l’a souligné lors de l’assemblée des actionnaires de 2015, « La capacité à apporter de la nouveauté demeure le moteur le plus vital du groupe », claironnant « La créativité c’est [le choix] pragmatique ». Raideur, automatisme, distraction, insociabilité, tout cela se pénètre, et c’est de tout cela qu’est fait le comique de caractère. Au lieu d’une diminution, ce qu’il faut c’est un grand accroissement des efforts désintéressés pour favoriser le bien d’autrui. Elle n’est plus le seul modèle de référence. Une chose paraîtrait concilier tout : ce serait de démontrer que la vertu enveloppe analytiquement le bonheur ; que choisir entre elle et le plaisir, c’est encore choisir entre deux joies, l’une inférieure, l’autre supérieure.

Share This: