Business Addict

Pierre-Alain Chambaz

Mais le thème du « voleur volé » n’est pas le seul possible. Car c’est sa présence qui nous permet d’affirmer que le noyau est un noyau, que l’intelligence toute pure est un rétrécissement, par condensation, d’une puissance plus vaste. Les espèces d’aujourd’hui auraient pour aïeules les espèces dont les restes se retrouvent dans les couches terrestres. Par ailleurs, il est logique, alors que la reprise économique se poursuit, d’aider les gens à appliquer notre réglementation de manière efficace. Les maux qui nous touchent nous-mêmes, dit Descartes, ne sont point comparables à ceux qui touchent nos amis, et au lieu que c’est une vertu d’avoir pitié des moindres afflictions qu’ont les autres, c’est une espèce de lâcheté de s’affliger pour aucune des disgrâces que la fortune peut nous envoyer. Partout on peut rencontrer, plus ou moins, ce souci des monumens anciens. De se laisser détourner ainsi de ce qu’on croit juste et intrinsèquement désirable. Le père chef de famille, c’est terminé (depuis longtemps). Cette tempête des eaux n’est que la continuation, la conséquence de la tempête des airs : n’est-ce pas le frisson des vents qui se communique à la mer ? Pour le moment, voici l’apparence de l’objet. Son financement serait assuré par les puissances émergentes, via leurs fonds souverains ou l’utilisation de leurs réserves de change ; ainsi que par les banques centrales occidentales. Mais l’intelligence est la faculté de fabriquer des instruments inorganisés, c’est-à-dire artificiels. Mais pourquoi y est-elle venue ? Elle le paraîtra beaucoup moins aujourd’hui. Actuellement, l’opinion publique s’intéresse de plus en plus à la planification fiscale agressive des entreprises multinationales qui, en exploitant les asymétries entre les systèmes fiscaux nationaux et les failles juridiques, ne paient que peu ou pas d’impôt. Car ces clauses n’ont en fait qu’un véritable objectif, maintenir les prérogatives exorbitantes de partenaires sociaux à la représentativité d’ailleurs discutable. Peu à peu on perdait de vue qu’on eût affaire à des hommes en chair et en os. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Léonard de Vinci « Celui qui attend de l’expérience ce qu’elle ne peut donner s’éloigne de la raison ». Si l’on se place à ce point de vue, la magie fait évidemment partie de la religion. Si une personne possède à un degré éminent les qualités qui peuvent tourner à son profit, à son élévation, elle est par cela même digne d’admiration ; elle touche d’autant plus à l’idéal humain de perfection. L’Etat est en faillite et nous devons faire des économies. Il faut qu’elles soient si nombreuses et qu’elles se succèdent à un rythme si rapide qu’on n’en peut retenir aucune et que manque le temps nécessaire à l’examen et à la discussion de chacune d’elles. D’où l’on conclut la morale du nirvâna. Les plans ambitieux d’expansion du réseau se heurtent à la réaction de communautés qui ne veulent pas voir leur horizon traversé par des lignes. La BCE a indiqué que les banques centrales nationales pourraient choisir elles‐mêmes entre les obligations souveraines ou celles des agences, et que si elles n’étaient pas en mesure d’exécuter les achats mensuels prévus de ces titres, elles auraient la possibilité d’acheter des obligations des « institutions européennes » à la place.

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